Une passion !! Nature, Conservation et Environnement
En guise de biographie, je reprends celle du livre de l'auteur Michel Gissy "Ces Alsaciens & Lorrains Photographes de la faune sauvage" qui a été publié en mars 2023 par l'éditeur Château & Attinger.
"De Paris à Strasbourg, des Vosges à l’Islande, de la Finlande au Québec, l’itinéraire de Philippe Henry est jalonné de photos, de publications, de prix prestigieux.
La société des Explorateurs Français et d'autres commanditaires ont très tôt repéré cet infatigable homme de terrain qui, pour un premier travail photographique,
dans les années 1980, est allé passer six mois en Islande et a fait de nombreux séjours en Finlande pour y étudier les cygnes sauvages
et rapporter son premier reportage qui a été publié dans une vingtaine de magazines internationaux et qui a été le déclencheur vers un métier passionnant."
Philippe Henry
"Nombre d'espèces ont défilé sous ses objectifs. Au cours de ces dernières années il a également tourné, monté et produit dix films documentaires qui sont maintenant disponibles sur sa chaine Youtube et sur la plateforme numérique Vimeo On Demand (VOD).
- Portrait de Philippe Henry, photographe de la faune sauvage.
Vidéo réalisée par Radio-Canada dans le cadre de l’émission "Champ d'action", le 7 mars 2022.
- Portrait de Philippe Henry, photographe de l’environnement.
Entrevue dans le cadre de l’émission DÉSAUTEL à Radio-Canada, le dimanche 7 janvier 2018.
- Profil de
Philippe Henry dans le répertoire de culture Mauricie.
C'est avec l'arrivée des nouvelles technologies, qui ont permis aux photographes de réaliser des vidéos de grande qualité avec leur matériel photographique,
que je me suis lancé dans la réalisation de films documentaires sur la faune du Québec.
Avant de m'installer dans la Belle Province j'étais déjà passionné par la faune des pays nordiques et plus particulièrement par l'orignal qui restait cependant
un animal difficile à approcher et à photographier.
Après mon installation au Québec, j'ai recherché cet animal pour étudier et filmer son comportement et entreprendre la réalisation d'un premier film documentaire. C'était en 2009.
Depuis cette époque, j'ai produit plusieurs documentaires qui sont disponibles dans ma
chaine Youtube et sur la plateforme
Vimeo On Demand (VOD).
- Québec Grandeur Nature - 2014
- Premiers Pas - 2015
- Orignaux, Compilation 2009/2016 - 2016
- Sur La Piste des Orignaux - 2016
- Castors - 2016
- Orignaux, Compilation 2016/2019 - 2019
- Approcher La Faune - 2019
- Boréale Au Coeur de l'Hiver - 2019
- Orignal, Passion Sauvage - 2020
- Le Marais Aux Grues - 2020.
Dans ce documentaire de 65 minutes, le réalisateur Philippe Henry nous emmène SUR LA PISTE DES ORIGNAUX, au Québec, dans les parcs nationaux de la Mauricie et de la Gaspésie. Il a suivi leurs traces pendant de nombreuses années et a filmé des comportements rarement observés dans l'habitat de ces géants des forêts canadiennes. Ce film est disponible sur le site Vimeo on Demand.
La vidéo "Boréale au Coeur de l'Hiver", un film de 60 minutes, est disponible sur le site Vimeo on Demand. Dans cette vidéo, je pars sur les traces des orignaux du parc national de la Gaspésie, au Québec, avec la photographe française Véronique Amiard, qui est sourde de naissance. Malgré son handicap, et par des températures polaires, Véronique "Boréale" n'hésite pas à approcher ces géants et nous livre ses émotions au fil des jours. Dans les forêts et le long des rivières gelées on découvre la vie très intime des orignaux avec des images uniques.
Mon moyen de communication préféré reste le courriel. Je continue d’en recevoir de la part de photographes débutants qui me demandent comment
faire pour arriver à vendre leurs photos. Ma réponse est toujours la même: constituez une banque de photos originales et créatives et préparez
un dossier que vous enverrez aux agences et à des agents particuliers qui vont les proposer à des clients au niveau international.
Dans le milieu de la photographie professionnelle, c’est à mon avis indispensable et c’est le moyen que j’ai choisi quand j’ai débuté dans ce métier,
dans les années 1990, en devenant membre de l’agence anglaise Oxford Scientific Films (OSF), dont la collection a récemment été reprise par l’agence
Getty Images, ce qui m’a permis d’entamer une collaboration avec cette agence américaine considérée comme la plus importante agence photographique au monde.
Une agence a pour but principal de vendre, non seulement vos photos et vidéos, mais également celles de dizaines d’autres photographes. Quand vous
intégrez une agence photographique de renom, l’originalité et la créativité vous permettent de vous démarquer. Les agents vendent vos photos tout
en faisant respecter vos droits d’auteurs et ils peuvent également vous apporter des contrats.
Croyez-moi, éviter dans une certaine mesure d’avoir à vous occuper de la vente, vous permet d’économiser beaucoup de temps et de stress.
Je dis 'dans une certaine mesure', car vous pouvez également vous créer une clientèle personnelle, ouvrir une boutique en ligne, contacter des collectionneurs, des éditeurs de calendriers et proposer à des rédactions
de magazines de diffuser des reportages avec textes et photos.
Je collabore avec les agences Getty Images (USA), Biosphoto (France) et depuis peu avec l’agence
allemande IMAGE BROKER qui, en plus de vendre ma production à des clients dans le monde entier, permet également aux particuliers de passer commandes
pour des impressions photographiques de mes photos sur divers supports (posters, tirages sur papier d’art, sur aluminium, Canvas etc… ).
Voici comment ça fonctionne: vous allez sur leur site
IMAGEBROKER, ou sur le site de ma page
IMAGEBROKER-Philippe Henry
et vous cliquez sur la photo de votre choix qui va s’ouvrir dans une nouvelle fenêtre.
Ensuite vous n’avez plus qu’à cliquer sur 'Buy Print' et choisir la taille d’image et le support désiré
(tirage, tirage d’art, canvas, puzzle, impression sur métal etc…)
La plupart des photos et clips vidéos de ma collection sont disponibles chez les agences avec lesquelles je collabore en exclusivité depuis plusieurs années.
Voir les liens ci dessous. Vous pouvez également commander quelques unes de mes photos sur mon site de
vente en ligne.
Elles sont disponibles pour des impressions sur papier Fine Art, sur Acrylique, sur support Aluminium brossé ou blanc, sur toile Canevas et sur Gatorboard.
IMAGE BROKER (Allemagne)
GETTY (USA)
BIOS (France)
Le trajet en train depuis Zurich nous emmène à Sainte Croix à travers des paysages magnifiques. C'est dans cette commune du canton de Vaud qu'en 1865,
Charles Reuge a créé la manufacture Reuge, qui a repoussé les frontières de la musique mécanique tout en préservant les traditions ancrées dans son
territoire montagneux du Jura suisse.
Ces créations traditionnelles, intimement liées à son histoire, valorisent et préservent un savoir-faire exceptionnel façonné au fil de ses 161 ans
d’existence. Cette manufacture est aujourd'hui la dernière maison artisanale à détenir ce savoir et à perpétuer la grande tradition de la mécanique sonore.
Elle s’affirme comme l’un des acteurs majeurs de la mécanique d’art, une discipline inscrite depuis 2020 sur la liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’Humanité de l’UNESCO.
Depuis février 2023, la Manufacture Reuge a été acquise par la Manufacture horlogère indépendante De Bethune, qui l’accompagne et la soutient
dans son exploration de la mécanique sonore.
Voici quelques photos prises pendant ma visite à Ste Croix ainsi que quelques photos prises dans la ville de Zurich.
Le reportage photographique est disponible. Pour toute information, merci de me contacter par courriel.
Chez l'éditeur allemand CALVENDO il y a un slogan: PARTAGER LA CRÉATIVITÉ
Cette maison d'édition du groupe allemand Franz Cornelsen Bildungsgruppe a mis sur le marché international ma nouvelle
collection de calendriers pour l'année 2026. Avant leur publication, ces créations sont passées par un double système de contrôle de la qualité
et ont obtenu un numéro ISBN pour pouvoir être représentées dans des catalogues commerciaux de renom. Les calendriers sont imprimés dès que les commandes
sont passées par les clients, si bien qu'il n'y a jamais de gaspillage de papier. Chez CALVENDO, il n'y a pas d'exemplaires invendus qui passent au pilon,
comme chez nombre d'autres éditeurs.
Depuis l’automne 2012, CALVENDO a déjà commercialisé avec succès des dizaines de milliers de calendriers sur le marché du livre germanophone
et applique maintenant son concept aux marchés francophone et anglophone (Angleterre et Amériques du Nord).
Mes calendriers 2026 sont disponibles avec un ensemble d'autres produits (puzzles etc...) sur le site Calvendo.
Pour voir les calendriers, cliquez sur Catalogue / Calendriers et saisissez mon nom dans la fenêtre de recherche. Vous verrez les sites de vente en ligne où vous pouvez les commander.
Film Les Quatre Saisons du Castor
Pendant ces deux dernières années, j'ai passé de nombreuses heures sur le terrain pour réaliser ce documentaire sur les castors.Film “The Struggle for Mother Water“ de Michael Zelniker
Outre mon attrait indéfectible pour la nature, j'éprouve une grande satisfaction lorsque mes photos
et mes scènes filmées contribuent à sensibiliser le public à la protection de l'environnement.
C'est précisément ce que j'ai ressenti il y a quelques jours, lorsque le célèbre réalisateur canadien Michael Zelniker
m'a annoncé avoir utilisé certaines de mes scènes filmées au Québec, dans son nouveau documentaire consacré à la crise
mondiale de l'eau et dont le titre est “The Struggle for Mother Water“.
Voici ce qu'il m'a écrit et qui présente son documentaire mieux que je ne saurais le faire:
«Je t’informe que je viens
de terminer un documentaire sur la crise mondiale de l'eau. Entre 2023 et 2024, j'ai parcouru 21 pays à travers
le monde, pour aller à la rencontre des personnes en première ligne, trop longtemps ignorées, afin de recueillir
leurs témoignages sur leur vécu face à cette crise. Le résultat est une série documentaire en huit parties.
Chaque épisode de 52 minutes se concentre sur un aspect spécifique de cette crise existentielle, telle que partagée
avec moi par les dizaines de femmes, d'hommes et d'enfants rencontrés lors de mes voyages. La série est riche en
images et en témoignages poignants, souvent émouvants, offrant ainsi la possibilité de contribuer à un changement
indispensable. De plus j'ai une autre bonne nouvelle. Notre documentaire a été sélectionné pour être projeté
au festival international de la Berlinale en février prochain».
Voici le lien vers un extrait de six minutes.
N'hésitez pas à le regarder, à l'aimer, à vous abonner à la chaîne et à partager largement le lien.
Cet extrait a pour but de susciter l'intérêt avant la sortie du documentaire prévue au début de l'année 2026.
Je vous présenterai très bientôt sur mon site web un portrait de Michael Zelniker.
Les rats musqués.
Partir sur les traces des rats musqués en hiver ne demande pas une préparation très compliquée, mais ce travail de terrain peut mener le photographe sur des terres agricoles
où le vent souffle souvent en tempête et fait chuter la température -le fameux facteur vent-. Ce fut le cas pendant les quelques jours passés dans la région de Lanaudière, au Québec.
La problématique du froid intense est bien vite réglée quand on s’habille en conséquence.
En ce qui concerne le matériel utilisé pour filmer, une pièce d’importance est certainement le trépied qui doit permettre une bonne stabilité pendant les prises de vues sous la tempête.
La couche de neige était peu importante. Peu de neige, mais quand même suffisamment pour pouvoir repérer les rats musqués qui se nourrissaient des grains tombés lors de la récolte
d’automne. Des petites boules brunes sur un tapis blanc.
Et je n’étais pas le seul à les repérer facilement. Harfang, chouettes, pygargues, coyotes et autres prédateurs étaient aux aguets.
Voici une vidéo filmée pendant mon séjour dans cette région.
Looking for muskrats in winter can lead the photographer to farmland where the wind often blows in storms and causes the temperature to drop.
This was the case during the few days spent in the Lanaudière region of Quebec. Not much snow this winter, but still enough to spot the muskrats feeding on the grains that fell
during the fall harvest. Small brown balls on a white carpet. And I was not the only one to spot them easily. Snowy owls, owls, bald eagles, coyotes and other predators were on the lookout.
Here is a video filmed during these few days.
Les dernières heures d'un Huard à Collier.
Il y a quelques jours, je lisais sur une annonce passée sur le site en ligne d’une communauté, qu’un huard avait été vu par une personne
habitant au bord d’un grand lac, en Mauricie.
Ce huard nageait sur une petite étendue d’eau libre cernée par la glace du lac en train de se former. Voyant ce huard possiblement condamné
si on n’intervenait pas rapidement, cette personne a fait appel en vain auprès d’organismes de sauvetage de la faune. Afin de voir si je pouvais
faire quelque chose pour sauver l’oiseau, j’ai voulu la contacter pour lui demander la position exacte du huard mais, malheureusement, l’annonce
passée sur le site avait été enlevée.
À ce moment, il était peut-être encore temps de secourir ce huard, aussi je suis parti faire voler mon drone pour essayer de le localiser et
filmer la scène. En faisant moi-même appel aux organismes de sauvetage et en leur présentant un visuel sur ce qui se passait, je me suis dit
que peut-être cela donnerait du poids à ma demande et qu’un organisme se déciderait à tenter le sauvetage.
Le lac se trouvant à quelques kilomètres de chez nous, je m’y suis rendu rapidement. Pendant toute une journée j’ai piloté le drone et ce n’est que
tard ce premier jour que j’ai vu le huard qui se tenait dans un trou d’eau libre d’une trentaine de mètres de diamètre, à environ 200m de la berge
du lac gelé. La glace me semblait de faible épaisseur aussi j’abandonnais l’idée de tenter moi-même un sauvetage. Sur les prises de vues aériennes
je voyais que le huard, un jeune de l’année, avait une aile brisée et qu’il ne pourrait pas s’envoler. De retour chez nous j’ai fait un montage des
clips vidéo pour l’envoyer aux différents organismes ainsi qu’à une station de radio. Malheureusement, le temps s’écoulait.
Ce matin, avant d’envoyer le visuel à qui de droit, je suis retourné sur la page du site de la communauté. Il y avait à nouveau une annonce
qui mentionnait qu’un pygargue venait d’attraper le jeune huard. Voici comment se termine cette histoire bien triste mais qui, en fait, n’est pas unique.
Bien des jeunes huards, incapables de s’envoler avant que les lacs ne gèlent, restent prisonniers et finissent par mourir de faim et de froid avant
d’être pris dans la glace, quand ce n’est pas sous les dents ou les serres de prédateurs. Il arrive qu’à la suite de fortes pluies, une montée des eaux
d’un lac provoque l’inondation d’un nid de huard. Les oeufs sont alors perdus mais le couple va souvent faire une seconde ponte.
Si cette ponte a lieu trop tard dans la saison, surtout dans les régions plus au nord, les jeunes ne pourront pas s’envoler avant que les lacs ne gèlent complètement.
Divers reportages de Philippe Henry parus dans Canadian Nature Photographer:
-2026 Caring for Caribou
Version française du texte "Caring for Caribou"
-2026 Are you crazy over squirrels?
-2024 The Bull Frog story
Version française du texte "The Bull Frog story"
-2024 The Whooper swans of Finland
Version française du texte "The Whooper swans of Finland"
-2023 The Arlequin Duck
-2023 The cry of the Loon
-2023 The Beaver, a Canadian Emblem
-2022 Wildlife along the Saint Laurence river
-2021 Sandhill Cranes in Quebec
-2019 A woman in the winter land of moose
-2013 Ivvavik National Park
-2013 75 years of conservation in the Gaspésie National Park, Quebec
-2013 Andean Bear Book
Rencontre dans la brume
Il y a quelques années, j’ai participé à une étude sur les orignaux du parc national de Gros Morne, à Terre Neuve. Alors qu’on survolait
en hélicoptère un haut plateau du parc pour aller en capturer un, nous avons aperçu cinq énormes orignaux mâles rassemblés dans une clairière.
Je savais que c'était là que je pourrais enfin prendre les photos d'orignaux dont je rêvais tant. Quelques jours plus tard, un ami pilote
me déposait non loin de là avec tout mon matériel.« Fais attention, me dit-il, ce sont des animaux imprévisibles. Si un mâle de 600 kg te charge
en milieu ouvert, tu as peu de chance de survivre.»
Il m’a fallu plusieurs heures de marche à travers la forêt et les tourbières pour atteindre la zone que j'avais aperçue quelques jours
auparavant du haut des airs, et pour installer mon camp de base.
Le lendemain matin, je commençais mes recherches. Il faisait un froid glacial et des bancs de brouillard enveloppaient la basse végétation.
Je m'enfonçais dans le brouillard avec l'intention d'attirer un mâle en imitant son comportement, grâce au panache que j'avais emprunté à un ami
et qui était fixé à l'arrière de mon sac à dos. En frottant et en frappant mes bois contre les branches et la végétation, je comptais imiter
la façon dont les orignaux en rut affirment leur domination et attirent les femelles. Je commençais à me déplacer en frottant mes bois
contre les branches et les troncs des petits mélèzes, et en faisant de l’écoute. Je n’avais pas encore d’expérience et commençais à douter.
Je marchais deux kilomètres avant d'entendre le cri guttural et caractéristique d'un orignal: « gaowonk, gaowonk ». Dans l'excitation,
je n’avais pas entendu la bête qui me suivait. Ce n’est qu’au dernier moment que je remarquais une forme imposante qui se déplaçait
dans le brouillard, à seulement 30 mètres de moi. Il n'y avait aucun endroit où je pouvais m’abriter s'il décidait de charger, alors je commençai
à me diriger vers le couvert de la forêt. Le brouillard était maintenant si épais que je ne pouvais voir qu'à 5 ou 10 mètres devant moi.
Mais j’avais la sensation que l’original était derrière moi. J’entendais ses pattes s’enfoncer dans le sol humide. Finalement, sa tête massive,
surmontée d’un panache impressionnant, apparut à quelques mètres seulement. Toujours à découvert, j'étais au meilleur endroit pour me faire
embrocher s'il se mettait en colère. Juste au moment où je commençais à paniquer, un nouveau son retentit: le long cri nasillard d'une femelle.
L’orignal détourna le regard et se précipita soudainement pour frotter ses bois contre un buisson de genévrier. Mon cœur battait la chamade
quand j'entendis le cri d'un deuxième mâle. Le craquement sonore de branches qui se brisaient annonçait la présence d'un orignal plus âgé
et plus puissant, un mâle dominant, celui qui allait s'accoupler avec plusieurs femelles pendant le rut.
L’orignal qui me suivait disparut bientôt pour aller à sa rencontre. J’ai entendu les bois s’entrechoquer un instant et puis, plus rien.
Une fois de plus, le plateau était silencieux, hormis le croassement d'un corbeau au-dessus de ma tête. Encore sous le choc de cette expérience,
je me souvins d'une histoire d'un Indien qui racontait comment le corbeau pouvait les protéger et les guider dans leur chasse à l'orignal.
Peut-être cette même force m'avait-elle aidé ce jour-là.
Reportage publié en Norvège : THE CRY OF THE WILD. Magazine NATURE & PHOTO - Numéro 2 2022.
Mon premier reportage sur les plongeons huards du parc national de la Mauricie a été publié dans le numéro de janvier-février 2007 des magazines de la Fédération Canadienne de la Faune BIOSPHÈRE et CANADIAN WILDLIFE.
Quinze années se sont écoulées depuis cette publication et, dans ce nouveau reportage, on constate que l'avenir est toujours incertain pour cette espèce, dans le parc national de la Mauricie comme ailleurs au Canada.
Voici une traduction condensée du texte en anglais de ce reportage.
Le plongeon huard est une préoccupation majeure pour le service de la conservation des ressources du parc national de la Mauricie. Selon son responsable, André Valiquette, "en 2021
il y avait environ 36 couples reproducteurs dans le parc mais, comme ailleurs au Canada au cours des 30 dernières années, il y a eu une diminution du succès de la reproduction chez cet oiseau.
Depuis 1987, le nombre de couples reproducteurs a augmenté de 30 % dans le parc, mais le nombre moyen de jeunes huards nés sur le territoire a diminué".
"Si l'inondation des nids est reconnue comme étant la principale cause de l'échec de la reproduction des huards" précise Andé Valiquette, "il a également été démontré que l'acidification des
lacs et le mercure entraînent une baisse de fertilité chez ces oiseaux".
Chaque année, des tonnes de produits chimiques toxiques et de métaux lourds, résultant de procédés industriels, pénètrent dans l'atmosphère. L'un de ces poisons, le mercure, est libéré sous forme de gaz par les
centrales électriques au charbon en Amérique du Nord en Europe de l'Est et en Chine. Le mercure est transporté ici par les courants aériens et tombe dans les lacs, attaché aux particules de poussière,
à la pluie et à la neige. Et c'est là qu'il devient peut-être la principale menace à la reproduction et à la survie des plongeons huards du Canada....
Comme l’écrit Alain Pons, dans sa préface du livre du photographe français Fabrice Simon, «l’Alaska, terre du bout du monde,
a toujours fait rêver les aventuriers en quête de découvertes..»
Cette terre, Fabrice Simon l’a parcourue pendant une dizaine d’années, à la recherche de sa faune et de ses magnifiques paysages. "Alaska, le temps d'un été",
publié en 2011 aux éditions Altus, est plus qu’un simple livre photographique, c’est un récit d’aventures et de rencontres avec la faune
et avec les personnages qui ont guidé Fabrice dans les contrées les plus reculées de cet immense territoire, grand comme trois fois la France.
C’est le livre de référence pour tous ceux qui veulent découvrir l’Alaska sauvage et s’en mettre plein les yeux.
Les photos sont à couper le souffle. Prises “au prix d’une infinie patience”, elles nous emmènent dans le monde des ours, des loups,
des baleines, des morses, des boeufs musqués et des autres espèces qui vivent à l’extrême nord-ouest de l’Amérique du Nord.
Je cherchais un livre sur la faune de l’Alaska et, à la lecture de cet ouvrage, je n’ai qu’une envie, celle d’y retourner et
de suivre les traces de cet aventurier-photographe.
Endémique des États-Unis, l'alligator d'Amérique est présent au Texas dans 120 comtés, de la rivière Sabine au Rio Grande.
Dans "Alligators of Texas", la biologiste Louise Hayes et le photographe Philippe Henry invitent les lecteurs à découvrir
de près les habitudes alimentaires, les techniques parentales, les modes de communication et les réactions aux phénomènes
naturels tels que le gel et les ouragans de ce reptile discret.
Ils relatent également des anecdotes sur les alligators du Texas, abordent l'élevage, la chasse et la capture d'alligators vivants,
et examinent comment coexister harmonieusement avec ce prédateur. Ils concluent en indiquant aux lecteurs où ils peuvent observer
des alligators, aussi bien à l'état sauvage qu'en captivité.
L'alligator d'Amérique est un animal emblématique du Texas, et mieux connaître sa vie et ses habitudes peut aider les Texans
à mieux comprendre sa place légitime dans le paysage.
Ce livre est disponible sur le site
amazon.
Found only in the United States, the American alligator ranges in Texas through 120 counties, from the Sabine River
to the Rio Grande.
In Alligators of Texas, biologist Louise Hayes and photographer Philippe Henry bring readers up close to this cryptic reptile's
food choices, parenting skills, communication techniques, and responses to natural events such as freezes and hurricanes.
They also relate some Texas "alligator tales", discuss alligator farming, hunting, and live capturing, and examine how people
can successfully co-exist with this predator.
They end by telling readers where they can view alligators, both in the wild and in captivity.
The American alligator is an iconic Texas animal, and knowing more about its life and habits can help Texans better
understand its rightful place in the landscape.
The book is available at
amazon.
Il y a quelques semaines, j'accueillai
chez nous mon ami l'explorateur suisse Pierre Dubois.
Je l'ai emmené sur les sites où j'ai filmé mon documentaire "Les 4 Saisons du Castor".
P. Dubois m'a offert son dernier livre, que je viens de terminer: "Amazonie-Guyane. Au delà de l’impossible, la bravoure".
Si vous cherchez un livre d'aventure vécue, je vous le conseille. Sur plus de 250 pages, on suit P. Dubois qui part sur
les traces de l'explorateur français Raymond Maufrais qui a disparu, à l'âge de 23 ans, sur le fameux sentier des Émerillons,
en Guyane. Guidé par les écrits laissés par R. Maufrais qui, lui, s'en remettait à Dieu pour puiser la force de
continuer en solitaire son chemin devenu calvaire, Pierre Dubois essaye de s'approcher du mystère entourant la disparition
du jeune Français.
Ce livre est publié par la maison d'édition française
L'Harmattan.
"En un siècle la photographie de la faune sauvage a explosé, depuis les premiers clichés fixés en 1921 par le jeune Henri Ulrich.
Quand ce précurseur publia «Chasser sans tuer» ce fut une véritable bombe lancée parmi les amis de la nature. Inspirés par son exemple
maints passionnés du monde vivant se lancèrent dans la photo et le cinéma naturalistes dans le Grand Est qui était encore un véritable
paradis écologique. Forêts vosgiennes, prairies rhénanes et lorraines déployaient alors de véritables sanctuaires de biodiversité.
Le grand coq de bruyère, le courlis cendré, le grand hamster, le hibou des marais et bien d’autres espèces étaient encore à portée
des premiers téléobjectifs. C’était l’époque où le film noir & blanc permettait aux photographes de tout maîtriser, du développement
de la pellicule au tirage des images sur papier."
"Puis vint l’époque de la couleur qui déposséda les amateurs de toute la chimie de l’image. Une évolution qui se superposa au chamboulement
des paysages et donc au recul du monde vivant. Au tournant du siècle une véritable révolution technologique restitua aux éco-photographes
le contrôle de leur pratique. Au sein d’un monde vivant cerné par les activités humaines bien des imagiers de la faune sauvage se sont
accrochés à leurs poches de résistance locales. D’autres aussi ont cherché aux antipodes le besoin de se renaturer avant que le souci
de la sobriété énergétique ne se rappelle à leur conscience citoyenne. Certes, la panthère des neiges est emblématique du désir d’immortaliser
par le pixel le beau et l’inaccessible. Cela dit, pixelliser ne serait-ce qu’un cerf ou un chat sauvage dans les Vosges alsaciennes ou lorraines
n’en est pas moins un enjeu passionnant, difficile et jamais démenti. Avec l’apparition des boîtiers sans miroir la photographie de la faune sauvage
vient de connaître une nouvelle mutation technologique. Ces appareils dits hybrides sont désormais les moyens non intrusifs de documenter la faune
sauvage. Dans cet ouvrage les acteurs de tous les sauts technologiques témoignent par l’image et le texte des péripéties de cette quête
de l’image au service de la protection de l’environnement."
Michel Gissy.
Dans ce livre le parc national de la Mauricie et celui de la Gaspésie sont à l'honneur avec quelques unes de mes photos.
Michel Gissy m'avait demandé de participer à l'iconographie du livre car, avant d'émigrer au Canada et pendant les dix huit années
que j'ai passées en Alsace, où j'ai exercé le métier de technicien photographe pour l'Armée de l'Air française, et ensuite celui de photographe animalier indépendant,
j'ai longtemps photographié la faune des forêts rhénanes. Dans ce livre Michel Gissy parle de mes aventures photographiques de l'Islande
à la Finlande et de l'Alsace au Québec. J'ai choisi ces photos prises en Mauricie et en Gaspésie pour les illustrer.
Le livre, publié en mars 2023, est disponible chez l'éditeur Suisse
Château & Attinger.
Voici quelques photos parues dans l'ouvrage.